Un amour nu “Tu dis que tu m'aimes. Tu dis que tu tiens à moi. Tu dis beaucoup de choses, mais les mots sont faciles, et je suis digne du genre d'amour qui érige les galaxies. Si tu pouvais voir mes blessures ouvertes, mes cicatrices. Si tu pouvais voir mes lieux sombres, connaître mes secrets. Si tu pouvais voir mes fantasmes, mes étranges pensées, les impulsions que je n'ai pas pu effacer. Les sentiments inconfortables que j'essaie de cacher. Les désirs désespérés, les sentiments vides qui ne m'ont pas quitté. La rage qui me brûle. Le chagrin qui fait mal. Si tu pouvais connaître les choses que j'ai gardé enterrées dans mon coeur, les choses dont je ne peux pas parler . Si tu voulais voir les rides, les replis, la pigmentation, les boules et les lésions, les tâches et les plaies. Les excroissances, les imperfections, les cheveux hirsutes. Les fluides dont je ne peux pas endiguer le flux, les sécrétions, les odeurs, les terreurs nocturnes. Si tu pouvais me voir nu, tremblant, dépouillé de mon image, de mon maquillage, de mes fondations, de mes aspersions et de mes camouflages, mes prétentions, mes défenses, mes barrières et mes murs; sans aucun moyen de me cacher, sans jeux, sans masques, sans personnages, sans rôle à jouer et rien à perdre. Si tu pouvais voir tout cela, brut, sans censure, non contrôlé. Est-ce que tu continuerais à m'aimer ? Garderais-tu ton coeur ouvert ? Y verrais-tu de la laideur, ou de l'art ? Un coeur vulnérable, désirant être rencontré. Parfait dans mon imperfection. Tu dis que tu m'aimes. Tu dis que tu tiens à moi. Tu dis beaucoup de choses, mais les mots sont faciles, et je suis digne du genre d'amour qui érige les galaxies. Jeff Foster ____ www.styledevieenconscience.com

Publié le par nouvelleconscience

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